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Jérémy Bemon

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Se décrire en quelques mots, alors qu'une vie ne suffit pas pour se découvrir pleinement...
Je dirais que je cherche à avancer en équilibre...
En équilibre entre une quête d'évolution et de compréhension du monde qui m'entoure et m'habite ; et la volonté d'accueillir avec jouissance tout les moments de la vie - à leur juste valeur et en toute simplicité.

Un ego parmi tous...

Ou l'univers à travers une simple conscience qui voulait s'ouvrir

Être de passage...

Nous sommes là, parmi tous, avec ce sentiment d'être particulier.
Nous sommes tous, chacun à sa manière, un autre parmi les autres.
.
Nous avons tous nos propres rêves, nos propres expériences, à réaliser ou à partager.
Nous voulons tous, chacun à sa manière, révéler l'univers qui nous habitent.
.
Ici sont déposées à tous les êtres de passage, quelques étoiles provenant du mien.
Quelques textes parsemés de quelques paranthéses et de quelques citations.
.
C'est en osant révéler et visiter nos univers respectifs que nous les ouvrons mutuellement.
C'est pourquoi je vous remercie sincérement d'être ici.
.
Qui que tu sois, je t'invite à laisser l'empreinte naturelle de ton passage.
.
"Le plus beau don que tu puisses faire est bien l'ouverture de ton coeur, car elle est bien l'expression la plus pure et la plus simple de la Vérité"
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Nov. 11
Seshet Nounwrote:
C'est avec plaisir que je laisse à mon tour un message sur ton livre d'or.
Se connait-on ? C'est sans importance. Je suis un secret pour toi et tu restes un mystère pour moi.
Que nos blogs soient nos lieux de connexion, de rencontre de sens... Que les mots y soient l'expression de nos cœurs, diamants de Vérité.

Rose rougeSeshetCoeur rougeSoleil
Sept. 9
January, 2008

Vérité

"La vérité n'est pas aussi simple qu'elle en a l'air... Elle l'est bien plus !"
 
"L'amour est la seule vérité que mon être reconnaisse pleinement"
September, 2007

Lorsque

 

Lorsqu’en toi je reconnais la flamme sacrée de la vie

Sans qu’elle ne me brûle, ni ne m’ensorcelle

Et qu’à chaque souffle naissant, nous dansons de plus belle

 

Lorsqu’en moi tu peux puiser l’eau et le sucre

Sans que ne te soit imposé ce qui déborde en mon cœur

 

Lorsqu'en dessous de toi, je sais être un soutien assuré

Aussi solide que sensible, aussi présent que discret

Qui ni ne cherche ta gratitude, ni ne fuit ton respect

Et que je sais m’effacer pour te laisser exister

Sans m’oublier ni me sacrifier

 

Lorsque du creux le plus intime de mon coeur

J'ose arborer mes failles et mes peurs, mes rires et mes pleurs

Lorsque j'ose te confier mes désirs et mes erreurs

Et que naturellement se révéle ma confiance et mon bonheur

En toute simplicité ; sans ornements ni pudeur

 

Lorsque de toi je n’exige rien d’autre que toi-même

Sans te vouloir transformé, ni déserter l’élan de mon âme

 

Lorsqu'entre nous je sais suspendre un éternel instant présent

Espace toujours suffisant dans un temps toujours courant

Rendant superflues promesses et souvenirs d’antan

 

Lorsque dans un frisson d’extase je vibre à l’unisson de ton être

Comme un feu qui se caresse ; vagues incessantes d’une substance unie

Et que, sans nécessités, je puisse recommencer à l’infini

 

Lorsque je peux t’envelopper sans te posséder

Lorsque je te suis un refuge sans remparts

Protecteur et alliée de chacun de tes autres sanctuaires 

Sans jamais souhaiter être ton unique bâtisseur

Et que, sans désir ni dégoût, je puisse te voir t'éloigner

 

Lorsque je peux arpenter le chemin de ton absence

Sans rien emporter de nos dons et de nos œuvres

Te sachant libre d’aimer, me sentant libre d’aimer

Sans douleur ni impatience ; sans te renier, ni te regretter

 

Lorsqu’à travers toi je reconnais la source divine

Vertige infini vers un suprême inconnu, un intime oublié

Et que, libre de l’idéal et du déni, je te vois tel que tu es…

Ouverture...toujours singulière sans jamais être unique

Entrée...toujours évidente, sans jamais être anodine

 

Lorsqu'enfin de moi la vie peut s'echapper pour à nouveau se transformer

Et que, sans un regard, je te sache libre de vivre et amoureuse de la vie

Vibrant de nos partages et propageant l’amour que nous aurons dévoilé

 

En cet instant,

En nous entremêlant sans nous attacher

En nous unissant sans nous lier

En laissant l'amour nous traverser 

 

En cet instant, notre union vit d'amour

En cet instant, notre vie s'unit à l'amour 

 

En cet instant, la vérité est nu.

 

 

Personne à devenir. Juste une essence à révéler.

 

 

A tout les êtres que mon amour connais...

 

May, 2006

Une notre histoire

Elle était pure. Elle était belle.

Par sa jeunesse, elle découvrait sans redouter.

Par son innocence, elle croyait sans douter.

 

Elle voyageait en grandissant, ou peut-être grandissait-elle en voyageant.

Sur un chemin fait d’envolées flamboyantes.

Sur un chemin fait de chutes vertigineuses.

 

Mais, glissant sur le temps qui passe, rien n'atteint l'enfant :

Celui qui croit pouvoir indéfiniment vider son comble.

Un jour pourtant, il descend à côté de l'éternité et devient l'adulte :

Celui qui croit devoir indéfiniment combler son vide...

 

Elle était seule. Elle était lasse.

Par ses blessures, elle redoutait de découvrir.

Par ses craintes, elle doutait de croire.

 

Elle souffrait en grandissant, ou peut-être grandissait-elle en souffrant.

Sur un chemin fait d’envolées flamboyantes.

Sur un chemin fait de chutes vertigineuses.

 

Elle y avait rencontré l’espoir.

Et c’est dans son poing serré qu’elle avait gardé son goût sucré.

Elle y avait rencontré le désarroi.

Et c’est sur ses joues humides qu’elle avait gardé son goût salé.

 

Mais dans le recoin le plus secret de son coeur,

Battait la connaissance suprême d'une autre saveur.

Plus absolue que ces goûts bien trop fades ou ephémères.

 

Et c'est par un jour d'automne qu'elle se rencontra...

Par une brêche sanglante elle pu enfin regarder au-delà,

Au-delà même de la portée de son regard,

Au-delà de ce qu’elle était convaincu d’être.

 

Ce qu’elle ressentit, en ouvrant ses sens à l’essentiel,

Fait partie de ces expériences inexprimables.

Trop libres pour se laisser enfermer dans quelques mots...

 

Ce qu’elle vit, en libérant les yeux de son cœur,

La projeta dans un paradoxe impossible,

Qui lui semblait pourtant si évident à présent.

 

Etonnnante remise en question,

Et libération pleine d'humour tendre,

L’attendait en elle depuis l’aube des temps :

 

Elle réalisa qu'elle n’était pas ce qu'elle s'était toujours vu être.

Elle n'était ni son histoire, ni son caractère, ni même sa personnalité.

Elle n'était tout simplement pas l'idée qu'elle avait d'elle depuis toujours. 

Car elle n’était en réalité... qu’une simple goutte d’eau...

 

Une goutte d’eau dans un océan.

Un océan si vaste qu’elle ne pouvait l'appréhender.

Un océan qui la contenait...

 

Qui contenait ses pensées, ses sentiments, ce qu'elle voyait, sentait, entendait...

Qui contenait tout ce qui l'entourait...et tout ce qui lui était invisible.

Un ocean dont la pureté infini englobait tous les univers.

 

Elle revoyait à présent sa vie défiler...

Elle ria de cette absurde illusion. De cynisme, de soulagement, puis de bonheur.

Gardant à jamais en elle ce goût sublime de vérité,

Elle n'aura plus jamais peur de ne plus apercevoir l'essence en son être.

 

 

Ce qu’elle réalisa, en cet instant d'ouverture à l'infini, 

C’est qu’une goutte d’eau ne peut contenir l’océan.

Son esprit fit vasciller la grande illusion du désir inavouable de la goutte d'eau.

 

Ce qu’elle réalisa, en cet instant d'ouverture à l'infini,

C’est qu’un océan n’existe pas sans gouttes d’eau.

Son coeur s'ouvrit, avec force et confiance, à toutes les gouttes d'eau, ses soeurs perdues.

 

Ce qu’elle réalisa, enfin, en cet instant d'ouverture à l'infini,

C’est qu’elle pouvait s'abandonner à l’océan, se perdre en Lui.

Qu'elle pouvait se sentir être l'ocean. Qu'elle l'était depuis toujours.

 

Comme les autres gouttes d'eau. Comme nous tous. Comme Tout.

 

May, 2006

Aux anonymes oubliés

Différence

 

D’espoir

Il pense que l’on va découvrir son humanité

Si évidente en son cœur innocent

 

Jugement

 

De souffrance

Son être s’abîme

Son étincelle vacille

Des larmes envahissent son âme

 

D’espoir

Il pense que l’on va chercher son humanité

Si évidente en son cœur transpercé

 

Indifférence

 

De rage

Ses poings se serrent jusqu’au sang

Son étincelle rougit, elle le ronge du feu de sa propre haine

A présent ses larmes sont du sang de ses ennemis

 

D’espoir

Il pense que l’on va admettre son humanité

Si évidente en son cœur sanguinaire

 

Impuissance

 

De désespoir

Son corps se dissout entraînant son âme

Son cœur se dessèche

Son étincelle s’éteint

Son regard est vide à présent…

Il restera vide jusqu’à son dernier instant.

L’instant que son bourreau aura choisi.

 

Il, est ce juif déporté

Il, est cet homosexuel humilié

Il, est cet étranger génocidé

Il, est cet enfant exploité

Il, est cet anonyme oublié

 

L’intolérance est la source de la haine.

 

FIN ?

 

Avons-nous autre chose à retenir de l’Histoire ?

 

Sommes-nous si tolérant ?

Il n’est pas très difficile de tolérer le tolérant.

Mais la vrai tolérance ne serait-elle pas envers l’intolérant ?

Pardonnons-nous celui qui ne tolère pas ?

 

Sommes-nous si différent de celui qui juge ?

Sommes-nous si différent de celui qui ignore ?

Sommes-nous si différent de celui qui exécute ?

 

Il, est ce bourreau que nous condamnons.

Il, est ce bourreau que nous créons. 

 

FIN

May, 2006

De la compréhension à l'expérience...

"Le mystère de la vie n'est pas un problème à résoudre mais une réalité à éprouver"
Alan Watts
April, 2006

Un mois

Un mois comme un autre pour tenter d’offrir en partage un ‘moi’ comme un autre.

 

Comme beaucoup avant moi et beaucoup après moi, j’ai tenté de libérer l’univers qui m’habitent en en dévoilant une partie à celles et ceux qui y seraient ouvert. J’ai fais le choix de ne pas inonder cette espace de trop de paroles.

Je repasse de temps en temps affiner ces textes afin d’accomplir ces éternelles tentatives d’exprimer l’inexprimable : nos expériences.

 

Toutes nos expériences sont si intimement enfermées en nous...

Il nous est impossible de les libérer en les donnant comme nous donnerions quelque chose que nous aurions simplement compris.

Seules les personnes attentives, patientes et motivées peuvent extraire quelque chose de puissant de l'expérience d'un autre.

J’ai vu de mon coeur que ces prises de conscience, nourries par nos expériences, sont d’une dimension différente de tout ce que nous pourrions comprendre ou accepter.

 

Chaque manifestation, humaine ou naturelle, possède intrinsèquement les dimensions infinies de l'expérience personnelle de la vérité.

Cette simple vision s'est révélé m'être un principe fondamental.

Malheureusement, aujourd’hui, nous consommons cela comme nous consommons tout le reste…

 

Les témoignages profondément émouvant que certains semblables ont laissé et laissent encore dans cet espace m’ont conforté dans mon choix de ne pas parasiter ces quelques galaxies intimes que j’ai tenté de révéler.

Je ne sais donc pas si j’ajouterais d’autres textes à cet espace et dans tout les cas, je ne le ferais que lorsqu’ils apparaîtront au bout de mes doigts comme une évidence naturelle. Je ne veux pas me laisser piéger par l’envie frénétique de donner passionnément. Ce désir sournois qui nous guette à chaque fois que nous voulons aimer…

 

Je repasserais régulièrement compléter les textes déjà présents et lire vos commentaires.

Et si vous avez la motivation de revoir ces textes avec l’ouverture de la première lecture, n’hésitez pas à me laisser de nouveaux commentaires.

Vos réactions, vos sentiments, vos réflexions, vos interrogations...

Que ce soit par quelques mots simples et spontanés ou par de long textes réfléchis.

Dans ma vie comme par écrit, j’aime quand nos cœurs s’ouvrent.

J’aime me nourrir de cœur à cœur.

 

En souhaitant bonne vie à tous les êtres de passages,

 

Amicalement.

April, 2006

L'humour (de manière absolue)

"L'humour, c'est reconnaître avec délectation sa propre absurdité et respecter avec un aimable cynisme ses propres prétentions. L'humour n'est rien d'autre qu'une parfaite conscience de soi."
 
Alan Watts
March, 2006

Instant

Posé. Là, maintenant.

Dans cet espace…

Cet « instant présent »

Aussi éphémère qu’unique.

Aussi réel que magique.

 

Cet instant ! est le seul qui existe.

Ton présent est déjà le futur de tous les passés…Vis chaque instant comme l’ultime !

 

Seul dans un lieu aussi simple que merveilleux.

Vétu d'une brise de vent et d'un rayon de soleil.

La caresse inlassable de mon souffle.

Le chant d’un oiseau libre, la chaleur d’une lumiére, l’odeur de la vie, le souvenir du sourire authentique d’un enfant discret.

Des pensées…

D’autres émotions... dans un tourbillon.

 

Tu es une conscience humaine. Tu penses penser.

Mais n’oublies jamais que tu sais aimer aimer…

March, 2006

L’amour qu’ils contenaient (texte inachevé)

Combien d’ego parmi tous ont voulu rendre l’amour qu’ils contenaient ?

Depuis l’aube du temps et jusqu’à sa fin.

 

Combien d’œuvres, de poèmes, de mélodies accomplies ?

Combien d’êtres ont aimé de la plus sincère bienveillance,

Combien ont donné avec toute l’ardeur de la dévotion,

Combien ont transmis avec honnêteté ce qu’ils avaient, ce qu’ils savaient et ce qu’ils étaient,

Combien ont sacrifié leur vie au bûcher de leur passion,

Afin de rendre l’amour qu’ils contenaient,

Pour mon bien-être et celui de tous les êtres.

Depuis l’aube du temps et jusqu’à sa fin.

 

Comment les remercier ?

 

Combien d’œuvres, de poèmes, de mélodies inachevées ?

Combien d’êtres ont silencieusement hurlé leur complainte,

Combien se sont desséchés des larmes de leur désarroi,

Combien se sont résigné dans l’abattement de leur frustration, 

Combien ont abandonné leur dernier souffle au bout d'une corde raide,

De ne pouvoir rendre l’amour qu’ils contenaient,

Pour mon bien-être et celui de tous les êtres.

Depuis l’aube du temps et jusqu’à sa fin.

 

Comment les réconforter ?

 

Combien d’œuvres, de poèmes, de mélodies inexprimées ?

Combien d’êtres sont rester impuissant face à la sequestration de leur amour,

Combien n'ont pu agir dans leur hâte angoissée de la mort, ou dans leur nécessité d'absolu,

Combien se sont désespérement révolté dans le sang et les cris de pitié,

Combien ont tué ceux qui mettaient en danger leur vérité...

Croyant rendre l’amour qu’ils contenaient...

 

Pour mon bien-être et celui de tous les êtres...

Depuis l’aube du temps et jusqu’à sa fin...

 

Comment les regarder ?

Comment nous regarder ?

...

Comment nous libérer ?

Partager leurs sens et leur essence

Nos corps sont deux êtres.

 

Ils s’attirent, se rapprochent

Nos regards s'accédent, se caressent

Nos corps s'inspirent, se pénètrent

Nos sens se frôlent, s'infiltrent

Puis s’ouvrent en communion

 

Notre essence est un seul Être

 

Elle se mélange en une danse

L’espace de cette suprême union

 

Que cet instant d’absolu partage puisse être

Le fruit de la nature unie de la quintessence

Et non le désir ardent de notre ego de se suspendre

A sa volonté désespérée de complétude.

March, 2006

L'Homme libre

"L'Homme qui vit sans passions est rééllement libre d'Aimer"

 

"La passion s'agrippe à notre volonté d'exister comme l'océan à l'oiseau qui veut s'envoler"

 

"L'Homme libre n'a pas besoin de distraire son esprit pour trouver le bonheur"

March, 2006

To blog or not to blog ?

Simplement un unique texte qui aurait tenté de partager l'expérience d'une vie : la mienne. Voila la seule chose que je voulais graver sur cette fenêtre vers l’Autre que vous être entrain de lire. Ce texte est écrit un peu plus bas. Je l’ai dévoilé en essayant d’ouvrir le vécu de mon cœur et de mes pensées. Je repasse parfois sculpter ce texte brut afin qu’il se révèle le plus véritablement possible.

Mais l’amour généreux et la compréhension intime que quelques semblables parmi vous m’ont offert par leurs témoignages sincères m’a véritablement touché et a suscité une question en moi : Pourquoi ne pas partager plus alors que c’est justement un moyen adapté ?

Aujourd’hui lorsque l’on croise des gens dans sa rue et dans sa vie, la plupart du temps on se méfie ou on s’ignore. Ou dans le meilleur des cas on se ‘parle’ en faisant semblant de n’avoir besoin de personne. Besoin de personne pour savoir où aller pour être heureux et besoin de personne pour nous accompagner… Puis lorsque on aura la rare honnêteté de se retrouver seul(e) au fond de soi-même, on se rendra compte de la supercherie de notre comportement vis-à-vis de nos semblables…et de nous-même. Qu’on joue le rôle de celui ou celle que l’on aimerait être mais qu’on est encore bien loin de s’être réellement donner les moyens de l’incarner aujourd’hui. 

Le blog autorise cette sincérité. Il recrée la douce chaleur des villages bienveillant d’antan (c'est marrant de voir que les rapports humain commencent à s’interfacer ; et ce n’est certainement qu’un début)

Mais là je m'égare... Je me demandais donc pourquoi je ne voulais pas partager davantage sur ce blog alors que c'est justement un moyen adapté.

Je perçois bien ce qui me retiens à exaucer ce vœu de partage qui m'est pourtant si cher… C’est le fait que je reconnaisse encore l'existence de cette vieille braise en moi. Cette vieille braise au cœur presque éteint. Ce vieux charbon presque mort, mais au potentiel si destructeur… La braise qui vous fait espérer le bonheur plutôt que d’accepter celui de l'instant. Celle qui vous fait parfois attendre un signe pour être pleinement heureux. Celle qui vous empêche de donner et de recevoir totalement librement. Vous voyez de laquelle je parle ?

 

Allez !! Prenons le risque. Et puis, après tout, si elle se rallume c’est que je dois encore avoir à grandir à ce sujet :o)

March, 2006

Un Chemin

"Vis cet instant comme l'ultime...
Ouvre-toi et grandis comme si tu étais éternel..."
 
D'aprés une citation originale de Gandhi (?)
March, 2006

Un ego parmi tous…

Sur un coin de terre, un ego est né le 20 Avril 1980 (au calendrier chrétien).

Il a ouvert les yeux ainsi que ses autres sens à un monde qu’il ignorait et qui l’ignorait.

Puis il s’est pris pour ‘quelqu’un de bien distinct’ : un ‘Etre humain’ prénommé Jérémy.

Il a marché, il a couru dans ce monde qui l’englobait.

Il a perçu et interprété le monde. Comme les autres.

Avec les moyens qui naissaient en lui, il a découvert et appris les règles du jeu que les autres ‘Etres humains’ lui avait laissé.

Il a senti, il a pensé dans ce monde qui l’englobait.

Il a compris le monde comme il pouvait. Comme les autres.

Mais les différents buts qu’on lui proposait ne le satisfaisaient pas, lui semblaient si futiles et si éloignés du vrai sens. Il voulait donner plus, partager plus.

Se sentir particulier est si facile pour un ‘Etre humain’.

De la différence vient la richesse, mais le sentiment de particularité créé la Grande Illusion.

Il voulait rendre l’intensité Absolue de l’amour qu’il contenait en lui... si difficilement.

Il a creusé, il a cherché dans ce monde qui l’englobait.

Il contenait tout l’Univers dans son amour. Comme les autres.

Mais sans en avoir réellement conscience, il attendait une alliée. Il ne savait ni pourquoi, ni comment il la trouverait. Il savait simplement qu’ils se reconnaîtraient, car il était sûr qu’elle l’attendait aussi. En l’espérant, il lui écrirait des sonnets et corrigerait ses défauts. Afin de la mériter, afin de lui offrir sa quintessence.

Il voulait qu’ils mettent en commun leur amour, qu’ils se dévoilent, s’ouvrent, se partagent.

Il voulait se sentir exister dans ses yeux. Il voulait la faire vivre en la regardant.

Elle l'aurait aimé, lui et sa quête utopique d'absolu ; elle l'aurait soutenu, lui et son projet d'amour universelle et anonyme.

Ils auraient arpentés le chemin main dans la main, jusqu’aux confins de l’éternité. Ils auraient projeté la puissance infinie de leur amour à l’Univers tout entier, au delà de la mort.

Nos pas, nos gestes, nos paroles et nos mots, nos pensées et nos émotions ; comme des ondes qui se propagent sans cesse même quant la pierre s’immobilise au fond de l’eau…

Puis son rêve est apparu. Leur sourire s'illumina d'une aura inaccessible […], ils se sont offert[…], ils ont souffert[…]. Puis il s’est réveillé.

Eveil d'une longue nuit - coeur en feu et larmes de sang, sublime et pathétique - pour enfin se laisser accueillir par la réalité...

Pour la seconde fois, il a ouvert les yeux ainsi que ses autres sens à ce monde qu'il n'ignorait plus.

Il a entraperçu le monde par-delà la Grande Illusion : il n'attendra plus rien ni personne pour être heureux, et pour enfin Tout Partager.

 

Sa perception change. Sa perception changera. À présent il sait.

A présent, plus rien n'entravera son chemin vers la liberté d'Aimer.

 

Aujourd’hui il essaie de vivre l’instant présent comme l’ultime.

Aujourd’hui il continue à s’ouvrir comme s’il ne mourra jamais.